Quelle stratégie Brexit pour les professionnels de la filière équine ?

Cette année, le début de la saison des concours équestres coïncidera avec Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

Une des principales conséquences du Brexit pour la filière équine est le retrait du Royaume-Uni du Tripartie Agreement (TPA), accord dérogatoire autorisant la libre circulation des chevaux de courses et de sport entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande. Cet accord est fondamental dans l’industrie des courses hippiques, basée en partie sur le déplacement de plus de 26 000 Pur-Sang entre ces trois pays pour des raisons sportives et d’élevage.

De nouvelles restrictions sur la circulation des chevaux qui impacteront le sport équestre, les courses hippiques et l’élevage par une augmentation des exigences sanitaires et des délais lors des déplacements et passages douaniers.

Le 19 décembre 2018, le gouvernement britannique avait publié des lignes directrices sur l’import-export d’animaux vivants, en cas de No-Deal (Ici) .

Ainsi, dans cette éventualité, il conviendra de prévoir parmi les nouvelles formalités de transport, de nouvelles prises de sang, l’obtention d’un Export Health Certificate (EHC) et éventuellement un nouveau livret d’identification.

L’Union Européenne a par ailleurs déjà confirmé qu’elle ne reconnaîtra pas les permis, certifications et autorisations des transporteurs britanniques (Ici) Les professionnels du transport export vers la France devront prévoir de nouvelles demandes de certifications et autorisations afin d’y circuler.

Les institutions équestres, notamment le British Equestrian Federation et le British Horse Racing Authority suivent de près l’évolution du Brexit et continuent de lutter pour la libre circulation des chevaux entre le Royaume Uni et l’Union Européenne.

Difficile toutefois pour les professionnels de mettre en place une véritable « stratégie Brexit» dans le cadre de ses activités professionnelles puisqu’une telle stratégie dépend nécessairement des conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

Il est conseillé aux professionnels du transport équin , et plus généralement, de la filière équine, de prévoir la mise à jour des conditions générales de vente, des contrats de transport et plus généralement tout contrat en lien avec le Royaume-Uni afin de pallier les insécurités et incertitudes du Brexit.

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