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Allongement des délais post infiltration par France Galop : quelle comparaison avec les pratiques britanniques ?
La réglementation des infiltrations chez les chevaux de course au galop connaît un durcissement notable en France, suscitant l’interrogation voire l’indignation des acteurs concernés.
À ce titre, l’Association des entraîneurs de galop s’est inquiétée des conséquences pratiques et juridiques de cette évolution, en particulier au regard des normes étrangères en la matière (Délais post-infiltration : l’Association des entraîneurs monte au créneau, Jour de Galop 14/04/2026).
« Lors des travaux en commission du Code, nous nous sommes opposés au doublement des délais de l’ensemble des infiltrations (Irap, PRP, corticoïdes…) argumentant que cette augmentation réglementaire allait créer une distorsion de concurrence évidente avec les autres grands pays de courses. »
François-Xavier de Chevigny, président de l’association des entraineurs de galop
Afin d’envisager des pistes de réflexion relatives à la question soulevée, par l’article « Infiltrations : la rigueur française peut-elle profiter aux étrangers ? » (Jour de Galop 10/04/2026), à l’origine de telles contestations, il convient d’examiner le cas de nos voisins britanniques.
En France, les infiltrations articulaires et périarticulaires chez les chevaux de course sont encadrées par l’article 85 du Code des courses au galop, lequel interdit la participation à une course publique lorsque certains traitements vétérinaires ont été administrés dans un délai précédant la compétition.
Traditionnellement, la réglementation distinguait selon la nature du traitement vétérinaire :
- – infiltrations à base de corticoïdes : interdiction de courir pendant 14 jours avant la course ;
- – traitements biologiques non détectables lors des contrôles antidopage : interdiction de courir dans les 8 jours précédant la course ;
- – bisphosphonates (Tildren, Osphos) : délai spécifique de 30 jours.
Depuis le 1er janvier 2026, France Galop a doublé les délais précités fixant désormais l’interdiction de courir pour les chevaux ayant fait l’objet d’infiltration à 30 jours pour les premières substances (corticoïdes) et 14 jours pour les secondes (IRAP, PRP) (Bulletin officiel N° 16 bis – 27 août 2025).
En comparaison avec l’international, ce durcissement du régime applicable en matière d’infiltrations ne semble pas s’inscrire dans une dynamique globale.
En Angleterre, la British Horseracing Authority (BHA) prévoit par exemple une interdiction de courir de 14 jours pour les chevaux ayant reçu une injection intra‑articulaire de corticostéroïdes (Running Requirements Code, Rule 7.1).
Ainsi, la rigueur française se révèle désormais plus sévère… Indéniablement, cette divergence règlementaire interroge quant à l’harmonisation des règles applicables aux compétitions hippiques internationales.