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FEI : Dopage équin et absence de faute

FEI Tribunal, décision du 11 novembre 2025 (affaire Castlefield Cornelius)

 

À l’issue d’un contrôle antidopage effectué lors d’un concours international de saut d’obstacles *CSI5 MLSJ de Thermal* en décembre 2024, un cheval présentait un résultat positif à trois substances : la Synéphrine (substance atypique – ATF), l’Octopamine (substance interdite) et la Dexaméthasone (substance médicamenteuse contrôlée).

La Synéphrine sera exclue du dossier après acceptation par la FEI de l’origine alimentaire de la contamination (foin de teff).
La procédure était uniquement maintenue pour l’Octopamine et la dexaméthasone.

La FEI poursuivait la cavalière sur le fondement des articles 2.1 et 2.2 du Règlement antidopage et médicaments contrôlés (EADCMR).
Conformément au principe de responsabilité objective (strict liability), la cavalière était réputée responsable, indépendamment de toute intention ou faute.

Dans le cadre d’un accord de règlement (article 10.8.2 EADCMR), la cavalière reconnaissait formellement les violations.
Toutefois, elle parvenait à démontrer l’origine de l’Octopamine et l’absence totale de faute ou de négligence, au sens de l’article 10.5.

 

La décision

Le Tribunal de la Fédération Equestre Internationale a validé l’accord et confirmé sa conformité aux règlements, sans possibilité d’appel.

Bien que le Tribunal ait constaté l’existence objective de la violation par la présence effective de substances, l’absence de faute ou de négligence de la cavalière a été toutefois retenue. Si la disqualification des résultats sportifs a été maintenue, aucune suspension ni amende personnelle n’a été prononcée.

Cette décision illustre la distinction opérée par la FEI entre responsabilité objective et individualisation des sanctions, en particulier dans les hypothèses d’absence de faute.

En effet, même si la responsabilité du cavalier reste absolue puisque le recours à une substance interdite entraîne une violation automatique malgré le défaut d’intention, la preuve de l’absence de faute est déterminante. Une traçabilité précise (alimentation, soins, environnement) demeure essentielle.

En matière de dopage équin, la responsabilité est objective, mais la sanction peut être entièrement modulée.
La FEI distingue clairement l’intégrité de la compétition et la culpabilité personnelle du cavalier.

 

A retenir : Les accords de règlement FEI sont un outil stratégique.
Ils permettent de limiter considérablement les sanctions lorsque le dossier est solide.

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