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Abus du cheval : la FEI précise ses exigences
FEI Tribunal, décision du 24 novembre 2025 (affaire McConnon)
À la suite de signalements accompagnés de vidéos et photographies diffusées sur les réseaux sociaux, la FEI ouvrait une procédure disciplinaire à l’encontre d’un cavalier international de haut niveau pour abus du cheval et atteinte à l’image du sport équestre.
Les faits allégués couvraient des périodes hors et en marge de compétitions FEI, posant directement la question de la recevabilité des preuves issues des réseaux sociaux et de la définition juridique de l’abus équin.
La décision
Par une décision particulièrement motivée, le Tribunal de la Fédération Equestre Internationale a retenu plusieurs manquements caractérisés à l’article 142 des FEI General Regulations constitutifs d’un abus du cheval.
Cependant, le tribunal a souligné la nécessité d’une analyse contextualisée des éléments de preuve. La FEI a écarté une partie des éléments médiatiques produits, faute de fiabilité ou de contextualisation suffisante, estimant néanmoins que certains comportements admis par le cavalier constituaient des atteintes au bien‑être équin.
La FEI a prononcé une suspension disciplinaire de 20 mois, assortie d’une amende et d’une interdiction d’exercer toute activité relevant de la FEI pendant la période.
La décision met en lumière la place croissante des preuves numériques en matière disciplinaire, tout en rappelant qu’elles doivent être appréciées avec rigueur et prudence.
L’abus du cheval suppose une analyse concrète, individualisée et contextualisée des faits.
Le bien‑être du cheval est une exigence centrale, applicable au‑delà du champ strict de la compétition.
En pratique, les cavaliers et entraîneurs doivent désormais intégrer un risque disciplinaire permanent, y compris hors concours.
La publication de contenus liés à l’entraînement expose à un contrôle renforcé.