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Décisions des instances disciplinaires de France Galop, 28 janvier 2026
Contrôle positif d’un cheval après traitement vétérinaire : responsabilité du gardien pour défaut de suivi des ordonnances
– MY QUEEN
Lors d’un contrôle à l’entraînement, une pouliche était positive à la dexaméthasone. L’enquête révélait que le vétérinaire traitant avait omis de mentionner ce produit sur l’ordonnance transmise à l’entraîneur.
France Galop rappelle que la seule présence d’une substance prohibée suffit à caractériser l’infraction. Le vétérinaire peut commettre une erreur, mais l’entraîneur demeure responsable du suivi des soins, de la gestion des ordonnances et de la conformité du dossier.
Une amende de 750 euros a été prononcée à son encontre.
Responsabilité de l’entraîneur pour registre incomplet
Prix des Flandres – 17 octobre 2025
Un hongre était contrôlé positif à l’acide salicylique avant une course.
Le cheval avait reçu un traitement d’aspirine quelques jours auparavant, mais celui-ci n’était pas mentionné au registre des ordonnances et aucun dossier vétérinaire classé ne justifiait le traitement administré.
Or, l’entraîneur est débiteur d’une obligation formelle de tenue du registre, incluant la numérotation chronologique, la conservation des ordonnances et la conformité du classement.
France Galop a ordonné le distancement du cheval, une amende de 3 000 euros pour positivité et une amende complémentaire de 750 euros pour tenue non conforme du registre vétérinaire.
Contamination environnementale indirecte des chevaux : responsabilité de l’entraîneur pour négligence
Pompadour – 24 août 2025
Une jument présentait plusieurs méthylxanthines (caféine, théobromine et théophylline).
L’enquête révélait que la contamination provenait de l’aire d’alimentation, en présence d’une cafetière et de caféine dans l’orge cuit ainsi que certains granulés, d’éponges utilisées pour les tasses et le matériel d’alimentation, et d’enfants manipulant les tasses et les seaux des chevaux.
France Galop a distancié la jument et sanctionné l’entraîneur d’une amende de 3 000 euros pour négligence dans l’organisation de l’écurie.
Une obligation de sécurisation de l’environnement des chevaux pèse sur les entraîneurs lesquels doivent prévenir toute contamination, même indirecte.